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La sphaigne un substrat d’exception

La sphaigne un substrat d’exception

 

 Mousse principalement du Chili,  un substrat à part entière. Elle a des particularités physiques très intéressantes comme sa rétention en eau, son élasticité et chimiques comme  anti bactérien. Elle facilite les échanges en élément en les apportant directement au niveau des racines.

Une des rares matières organiques utilisées dans les substrats à bonsaï.  Au Japon elle est devenue maintenant incontournable.

Elle gagne à être connue chez nous pour les simples rempotages comme pour les techniques les plus pointues.

 

 

la sphaigne vivante

 

Un peu de botanique : la sphaigne est un  genre de mousse bryophytes,  la famille ne comporte qu’un seul genre (sphagnum) qui regroupe environ 160 espèces, elle dépende de la famille des (sphagnaceae) elle pousse dans tous les endroits humides à travers le monde. 

La sphaigne comme toute les mousses est un  végétal sans racines, donc elle n’a pas de réseau conducteur pour véhiculer les matières nutritives ;  tout se passe à l’extrémité apicale sur la corolle de feuille. La base n’est que matière morte qui lui sert d’ancrage et de support.

Cet plante vit dans des milieux pauvres en oligo-élément elle doit échanger les sels minéraux par des protons H + (acides). En acidifiant le support, elle empêche sa propre décomposition par accumulation,  au fil des années elle forme la tourbe.

 

Les points forts de la sphaigne

Ce qu’il faut retenir :

Ses propriétés antiseptiques,  elle contient des polysaccharides

Elles libère ces composées acides (pH+/- 4.8 à l’état sec) qui sont anti bactérien

Elle est pratiquement imputrescible et aide les plantes à résister aux maladies et aux parasites

Sa rétention en eau (20 fois son poids) 10 grammes de sphaigne retiennent autant d’eau que 250G de tourbe blonde.

Elle permet donc d’économiser l’eau d'arrosage en diminuant les fréquences

Son élasticité : humidifiée, elle reprend son volume originel

Cela permet une bonne aération du substrat

Economique vendue sèche et comprimée (1kg = 50 litres environ)

 

 

La sphaigne dans les mélanges à bonsaï

Emincer en petit morceau la sphaigne à hauteur de 10% dans son mélange, permet de garder une humidité constante et d'éviter le tassement en gardant une certaine élasticité et une meilleure aération.

En surfaçage du pot, elle permet un drainage par le haut , la capillarité  aspire le surplus d’eau et permet sont évaporation, elle limite aussi l’érosion en formant une couche protectrice.

En quelque semaine, elle favorise l’apparition de mousse qui procure une protection pour le développement des racines de l’arbre.

Au contact des racines, ces avantages anti bactérien permettent une meilleure cicatrisation et de donner les avantages d’une humidité et aération optimum pour un bon développement racinaire.

 

La sphaigne dans les techniques plus pointues

 

La greffe

Quelques filaments de sphaigne sur la greffe avant de maintenir le greffon permettront  d'éviter qu’il dessèche,  en attendant que par la cicatrisation le greffon soit alimenté.  Par ces particularités chimiques, il permet éviter que les plaies s’infectent

 

La bouture

Elles peuvent se réaliser dans 100% de sphaigne mais dès apparition des racines il faudra penser à rempoter. Je conseille toutefois d’y mélanger suivant les espèces 1/3

-          d'akadama pour les feuillus

-     de kanuma pour les plantes acidophiles

-          de tuf, pierre ponce, kiryu pour les conifères

pour que le racinaire commence à se développer et se ramifier.

 

 

Le marcottage

Le mélange 2/3 sphaigne 1/3 akadama moyen (0/10mm)

Liste du matériel nécessaire

Sphaigne, une poignée d’akadama, de la bâche noire, du film étirable, un couteau à greffer, un pinceau, un morceau de fil de ligature, une pince coupe-fil, une paire de ciseaux fins, une scie, un pulvérisateur, un pot plastique, une craie et de l’hormone de bouturage.

 

Le marcottage est un très bon moyen de créer un bonsaï. Outre le moyen de multiplication, il est facile de trouver dans une branche une conicité ou un mouvement qui peut être exploités. Ici, nous choisissons un pommier car hormis le mouvement qui nous intéresse, le sujet fleuri ce qui donne un attrait supplémentaire.

 

 

A l’aide d’une craie nous marquons l’endroit où nous allons travailler, ainsi que les futures coupes que l’on pratiquera lors du sevrage. Ceci a pour but  de vous donner un vague aperçu du futur pré-bonsaï. Je choisis de conserver le mouvement intéressant. Pour créer une conicité j’utilise la règle de trois c'est-à-dire que le tronc faisant trois de longueur, le premier mouvement contraire fait deux et le troisième fait un. Dans ce cas le troisième n’existe qu’à l’état de bourgeon

 

 

Nous enlevons le cambium sur une largeur de 3 cm en pénétrant jusqu’au bois.

 

Photo 5

 

Cela fait, je creuse un sillon de 1 mm de profondeur bien au milieu, à l’aide d’une scie. Cela aura pour but d’éviter que le cambium se re-nourrisse et qu’il fabrique un pont

 

 

Photo 6

Dans le sillon, j’insère un fil de ligature que je serre fortement.

 

Photo 7

Avec un vieux pot plastique, découpez un disque.

 

Photo 8

Le disque, troué dans son milieu au même diamètre de la marcotte est coupé sur un côté.

 

Photo 9

Le disque est inséré sur la ligature. Ceci a pour avantage de conduire les futures racines sur les côtés et de pouvoir couper par-dessous le jour du sevrage sans abîmer les jeunes racines qui sont fragiles.

 

Photo 10

Nous appliquons à l’aide d’un pinceau de l’hormone de bouturage ce qui provoquera une cale et accentuera les chances de départ racinaires.

 

Photo 11

Nous préparons notre mélange de sphaigne et d’akadama. Nous l’humidifions légèrement avec un pulvérisateur. La bonne quantité est lorsque l’akadama change de couleur.

 

Photo 12

Dans le creux de la main, prendre une feuille de film étirable, poser votre mélange akadama/sphaigne dedans et appliquer le tout sur l’entaille. Le film a pour but de vous aider à appliquer la sphaigne et à vérifier plus tard l’apparition du racinaire sans défaire la marcotte.

 

Photo 13

Nous appliquons un film noir sur la marcotte pour n pas que la lumière gêne l’apparition des racines.

 

 

 

Le prélèvement

En la mélangeant dans le substrat à hauteur de 20 à 30 %, elle donne à la plante tous les atouts pour un meilleur enracinement.

La seconde technique est  par enfouissement complet du sujet. Cependant, elle n’est réalisable que sur des feuillus.

Elle consiste à disposer  le prélèvement dans un contenant non étanche, une caisse en bois par exemple, et de recouvrir entièrement de sphaigne humide. La caisse sera refermée et enterrée pendant tout l’hiver. Début avril, on la déterrera pour rempoter le prélèvement dans un pot avec le mélange cité ci-dessus.

Cette technique permet de limiter l’évaporation et la température stable occasionnée par l’enterrement,  de diminuer le stress provoqué à la plante qui commencera à se réparer durant tout l’hiver. A noter que l’on a d’excellents résultats avec des espèces comme le poirier et l’aubépine.

 

 

 

 

Comment est elle conditionnée et où se la procurer ?

 

 Il existe plusieurs qualités de sphaigne, les meilleures viennent du Chili. Récoltées à la main sur l’île de Chiloé, elles sont soigneusement sélectionnées, triées par longueur et épaisseur

et déclinée en trois qualités: red pour la plus longue et grosse, qualité blue fibre longue peu épaisse et qualité green qui n'est composée que de petits morceaux. Personnellement, j’utilise la red car elle répond aux applications les plus diverses. Les conditionnements peuvent varier  de 150g aux balles de 5kg.

Et est disponible chez tous professionnels de bonsaï, et orchidées.

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